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RESTAURONS
LA CATHÉDRALE
Notre‑Dame de Paris
Pour que la Cathédrale soit restaurée et qu’elle continue à rayonner pendant la période du chantier, la Fondation Notre Dame a besoin de vous.

Artemis

Dans mon enfance, en lisant le chef-d’œuvre de Victor Hugo qu’est Notre‑Dame de Paris, j’avais été frappé par la puissance de la description de l’incendie de la cathédrale. « … il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moment un lambeau dans la fumée ».

Devenu père, c’est avec mes enfants, Laurence, Dominique et François-Henri, que j’ai partagé cette lecture. Dans la nuit, du 15 au 16 avril, alors que la description prémonitoire de l’écrivain devenait une terrible et cruelle réalité, c’est à ses images funestes que nous avons pensé, François-Henri et moi. Le hasard faisant, nous nous trouvions sur le quai de la rive gauche, non loin de Notre‑Dame, assistant, impuissants, comme des millions de femmes et d’hommes dans le monde, à ce spectacle déchirant. Notre‑Dame de Paris, ce cœur de l’île de la Cité, berceau de Paris, ce cœur battant de la France, allait être réduit en cendres. C’était un morceau même de ce que l’histoire et les temps ont fait de nous qui était en train d’être arraché au panthéon des gloires de la France. De notre effarement, et de ce sentiment d’impuissance, sans même y réfléchir, nous avons aussitôt voulu faire une raison de plus de ne pas capituler, de ne pas désespérer, de manifester qu’aucune catastrophe n’est jamais sans remède, qu’aucun drame n’est sans résistance possible. C’est pourquoi, au cœur de la nuit, alors que les pompiers luttaient encore valeureusement contre les flammes et que d’un bout à l’autre de la terre, se manifestait tant d’émotion, nous avons décidé de contribuer à la restauration, le moment venu, de l’édifice.

Le 30 septembre 2019, exceptionnellement, le bourdon de Notre‑Dame a sonné pour les obsèques de Jacques Chirac dont je fus l’ami. Étrangement, ce glas si solennel me parut ce jour là comme un signe d’espoir, celui de la renaissance de Notre‑Dame que nous espérons, François-Henri et moi, de toutes nos forces.

François Pinault

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